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Le Parfum

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Les procédés de reconstitution : synthèses de produits naturels page 2

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Les nouveautés :

                                   

La technique du headspace® : Lorsque l'on traite des fleurs en recourant à des procédés d'isolations classiques comme la distillation à la vapeur d'eau ou l'extraction aux solvants organiques, on obtient fréquemment des produits qui divergent nettement, sur le plan olfactif, de la fragrance initiale de la fleur vivante. Ces divergences peuvent être négatives sur le plan olfactif, mais aussi positives.
Lorsque l'on fait appel aux méthodes de
headspace®, les molécules odorantes libérées par la fleur coupée ou sur pied sont transportées par un courant de gaz neutre, exemple l’azote, avant d'être concentrées sur un absorbant adéquat, par exemple du charbon actif ou un polymère organique. Elle seront ensuite désorbées et analysées par chromatographie pour réaliser une carte d’identité moléculaire du parfum de cette fleur ou fruit. Lorsque l'on applique ces méthodes, les plantes ne subissent aucun dommage et l'on peut donc travailler également en plein air, avec des plantes rares ou protégées.
En recourant à la technique headspace sous vide, on peut obtenir, à partir de fleurs de lilas cueillies, des concentrés de fragrances de haute qualité sensorielle qui correspondent assez fidèlement à la fragrance de la fleur vivante. 

Le headspace, appelé aussi procédé des fleurs vivantes, permet d’extraire le parfum de végétaux, de lieux (sous-bois, plage...) ou d’ambiances immatérielles sans les détruire ou en utiliser directement la source. Par un travail en commun, le chimiste et le parfumeur peuvent ainsi recréer en laboratoire l’odeur captée in vivo dans la nature et, de fait, obtenir de nouvelles sources d’inspiration, qui n’existeraient pas sans ce système dans la palette du créateur.

Autre méthode similaire : la technique d’analyse du Nature Print® ; pour capter une odeur, différents extraits sont soigneusement séléctionnés et evalués au moyen de la chromatographie gazeuse et de la spectographie de masse. Grâce au Nature Print®, on peut alors reconstruire la finesse et la complexité d’une odeur pour etre au plus près de la nature. «  Le Nature Print® est à la parfumerie ce que la photographie est à l’illustration. » 

Tout ces procédés font partis de la chimie de synthèse, celle-ci s’opposant à l’extraction. En effet, elle permet de reproduire une odeur sur mesure à partir de composés naturels ou artificiels. La chimie organique, apparaissant vers la fin du 19eme siècle a permit de préparer des senteurs équivalentes aux naturelles à partir de composés différents, de créer des senteurs nouvelles, qui n’existent pas dans la nature, de reconstituer des complexes odorants naturels comme le muguet ou lilas, qui ont résisté jusqu’à ce jour à toute tentative d’extraction directe.

 

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Comment passer de la matière première au produit fini ?... Une analyse approfondie du Parfum.